Traduction scientifique : articles, thèses et rapports fiables

Un laboratoire prépare la soumission d’un article à une revue à comité de lecture. Le manuscrit est solide, les données tiennent, mais la version anglaise a été confiée à un outil gratuit et relue à la va-vite. Résultat : un terme technique mal transposé, une nuance méthodologique perdue, et un retour de l’éditeur qui pointe un problème de clarté avant même d’évaluer le fond. Le projet prend trois mois de retard.

Ce scénario, nous le rencontrons souvent. En traduction scientifique, l’erreur ne se voit pas toujours au premier regard, mais elle se paie cher : rejet éditorial, perte de crédibilité, reprise complète. Un texte de recherche transpose un raisonnement, une terminologie normalisée et des conventions propres à chaque discipline. Le sens doit rester intact, du premier chiffre à la dernière référence.

Cette page vous explique concrètement ce que recouvre une traduction scientifique de qualité, comment nous la produisons chez Traducteo, et comment cadrer votre projet pour éviter les mauvaises surprises de délai ou de conformité.

Un article, une thèse ou un rapport à traduire pour publication ?

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Traduction scientifique : bien plus qu’une conversion de mots

Du mot au texte publiabletrois niveaux d’exigence cumulés

Niveau 1

Le mot

Trouver l’équivalent correct dans la langue cible. Nécessaire, mais loin d’être suffisant pour un texte de recherche.

Niveau 2

La notion

Respecter la définition normée du terme dans la discipline, celle que les pairs reconnaissent immédiatement.

Niveau 3

Le publiable

Restituer le raisonnement et respecter les conventions éditoriales attendues par la revue cible.

Un traducteur généraliste s’arrête au niveau 1. La traduction scientifique se joue aux niveaux 2 et 3.

La traduction scientifique consiste à transposer un contenu de recherche d’une langue vers une autre en préservant l’exactitude du raisonnement, la précision terminologique et les conventions de rédaction propres au domaine. Elle concerne les articles de revue, les thèses, les rapports d’étude, les protocoles, les brevets, les posters de congrès ou encore les demandes de financement.

Elle se rattache à la traduction technique, mais s’en distingue par une exigence particulière : le texte s’adresse à un public expert, souvent un comité de lecture, qui repère immédiatement une approximation. Un traducteur généraliste peut restituer une phrase correcte grammaticalement, sans percevoir qu’un terme a une définition normée dans la discipline concernée. C’est cette différence qui sépare une traduction lisible d’une traduction publiable.

Le caractère cumulatif de la science ajoute une contrainte que la traduction générale ignore. Un article s’inscrit dans une conversation qui le précède : il cite des travaux antérieurs, reprend des concepts définis ailleurs et dialogue avec un état de l’art. Le traducteur doit donc maîtriser non seulement le texte qu’il a sous les yeux, mais aussi le vocabulaire consacré du champ, celui que les pairs reconnaîtront. Employer un terme inhabituel pour une notion bien établie, même s’il est juste dans l’absolu, sonne faux pour un spécialiste et fragilise la crédibilité du travail.

Un cas revient régulièrement : une entreprise du secteur des dispositifs médicaux fait traduire une notice technique en interne, en pensant qu’une simple relecture suffira ensuite. En réalité, la terminologie réglementaire n’y est pas respectée, et le document doit être repris intégralement pour être conforme. Ce que le client percevait comme une correction devient une nouvelle traduction. La spécialisation n’est pas un luxe, c’est ce qui évite ce type de reprise.

La forme compte autant que le fond. Les revues imposent des règles précises sur la présentation des références, la gestion des figures, le format des unités ou l’usage de l’italique pour les nomenclatures. Un manuscrit qui néglige ces conventions donne une impression de négligence avant même la lecture du contenu. Une traduction scientifique aboutie intègre ces attentes éditoriales dès la première version, plutôt que de les corriger après coup.

Pourquoi l’exactitude d’une traduction scientifique ne se négocie pas

L’erreur non détectée, du bénin au bloquant

Plus le contexte est expert, plus une approximation coûte cher

Texte grand publicUne formulation approximative passe souvent inaperçue.
Rapport interneUne imprécision terminologique brouille la comprehension du lecteur.
Publication à comité de lectureUn connecteur logique inversé ou une unité fausse peut fausser l’interprétation d’un résultat.
Documentation réglementéeUne inexactitude devient un obstacle à la conformité, au-delà de la seule question éditoriale.
31,70 Md$

Marché mondial des services et technologies linguistiques estimé pour 2025 selon Slator. La science, par nature internationale, en est un moteur constant.

Dans la recherche, un écart de sens n’est jamais anodin. Une donnée mal reportée, un connecteur logique inversé ou une unité de mesure convertie de travers peut fausser l’interprétation d’un résultat. Contrairement à un texte marketing, ou une formulation approximative passe parfois inaperçue, un document scientifique est lu par des pairs entraînés à débusquer l’imprécision.

L’enjeu est double. Il y a d’abord la validité scientifique : le contenu traduit doit refléter exactement ce que l’auteur a mesuré et démontré. Il y a ensuite l’enjeu de diffusion, car la publication en anglais reste la porte d’entrée vers la visibilité internationale. La domination de l’anglais dans les revues à fort impact impose aux chercheurs francophones une contrainte de langue qui pèse directement sur la réception de leurs travaux.

Cette contrainte de langue a une conséquence directe sur la carrière des chercheurs. Un travail remarquable rédigé dans un anglais approximatif court le risque d’être sous-évalué, non pour son contenu, mais pour la difficulté que le lecteur éprouve à le suivre. À l’inverse, une version claire et idiomatique met le raisonnement en pleine lumière et laisse toute sa place à la qualité de la recherche. La traduction n’est donc pas une formalité de fin de parcours, elle participe à la réception scientifique du travail.

Le champ de la traduction scientifique touche parfois à des cadres réglementaires stricts. Pour un dispositif médical, par exemple, le règlement européen impose que la documentation destinée aux utilisateurs et aux autorités soit disponible dans les langues requises, avec une exigence de conformité qui dépasse la simple qualité rédactionnelle. Une traduction inexacte peut alors devenir un obstacle à la mise sur le marché, au-delà de la seule question éditoriale. Nous détaillons ces implications dans notre analyse dédiée aux traductions médicales sous le règlement 2017/745.

Les disciplines scientifiques que nous traduisons

Six familles, une exigence commune

L’appariement document / traducteur repose sur la spécialité réelle, pas sur une compétence linguistique générale

Traduction scientifique Sciencesdu vivant Sciencesmédicales Sciencesphysiques Sciences del’ingénieur Sciencesde la Terre Sc. humainesquantitatives Types dedocuments
Entrée du projet Champ disciplinaire Appariement traducteur

La science n’est pas un bloc homogène. Chaque champ a ses codes, ses revues de référence et son vocabulaire. Confier un texte de génétique à un traducteur familier de la pharmacologie serait déjà une erreur de casting. Chez Traducteo, l’appariement entre le document et le traducteur repose sur sa spécialité réelle, pas sur une compétence linguistique générale.

Au-delà des champs eux-mêmes, chaque type de document appelle un savoir-faire particulier. Un article de revue obéit à une structure canonique, avec son résumé, sa méthode et sa discussion, où chaque section a ses codes de rédaction. Une thèse mobilise un vocabulaire soutenu sur plusieurs centaines de pages, ce qui rend la cohérence terminologique décisive. Un brevet, enfin, exige une précision juridique autant que scientifique, car la moindre imprécision peut affaiblir la portée d’une revendication. Identifier la nature exacte du document est la première décision d’un projet réussi.

Ces spécialités s’articulent avec nos autres domaines d’expertise. Un projet scientifique croise fréquemment le juridique, par exemple pour un brevet, ou le médical, pour un protocole clinique. Vous trouverez l’ensemble de nos champs de compétence sur la page traduction par secteur d’activité, qui recense les univers que nous couvrons au quotidien.

Votre discipline exige un traducteur qui la connaît vraiment.

Nos domaines d’intervention

Notre démarche qualité, du fichier source à la version publiable

Quatre étapes, deux regards distincts

Un process conforme à la norme ISO 17100, jamais le talent d’une seule personne

1
Analyse et cadrage
2
Traduction par un spécialiste

Un traducteur natif de la langue cible, spécialisé dans la discipline, s’appuie sur une mémoire de traduction et un glossaire dédié.

Traducteur A
3
Révision par un second expert

Un réviseur distinct compare source et cible, vérifie l’exactitude terminologique, la cohérence et la fidélité au sens original.

Traducteur B
4
Contrôle final et livraison

Vérification du format, des unités, des références bibliographiques et de la mise en page, puis livraison dans le format attendu.

ISO 17100La norme impose la séparation entre celui qui traduit et celui qui révise. Personne ne relit efficacement son propre travail.

La qualité d’une traduction scientifique ne tient pas au talent d’une seule personne, mais à un process contrôlé. Notre organisation s’appuie sur la norme ISO 17100, qui encadre les compétences des intervenants et impose une séparation entre celui qui traduit et celui qui révise. Cette norme couvre la traduction humaine et structure chaque étape de la chaîne.

Cette exigence de double regard n’est pas une lourdeur administrative, c’est une réponse à un fait connu de tout professionnel du texte : personne ne relit efficacement son propre travail. L’auteur d’une traduction reste prisonnier de ses propres choix, il lit ce qu’il a voulu écrire plutôt que ce qu’il a réellement écrit. Un second expert, extérieur au premier jet, casse cet angle mort. Il confronte systématiquement la version cible à la source, traque les contresens et vérifie que rien n’a été ajouté ni omis. Sur un contenu scientifique, cette confrontation est ce qui transforme un texte plausible en un texte exact.

La mémoire de traduction et le glossaire jouent ici un rôle décisif. Sur un programme de recherche qui produit plusieurs publications, ils garantissent qu’un même concept sera toujours rendu de la même façon, d’un article à l’autre. Cette cohérence, invisible pour le lecteur pressé, est précisément ce qu’un comité de lecture attend d’un travail sérieux.

Un responsable de laboratoire hésitait entre une traduction rapide en interne et un process complet de relecture croisée. Il pensait gagner du temps avec la première option. Après un premier refus éditorial pour manque de clarté, il a compris que le temps réellement gagné se mesurait à l’aune des allers-retours évités avec la revue. Sur la plupart des demandes que nous recevons, le vrai enjeu n’est pas le prix au mot, c’est l’écart entre le délai espéré et le temps qu’exige une qualité contrôlée.

Traducteur spécialisé ou intelligence artificielle : que choisir ?

Le bon outil selon l’enjeu du documentl’humain et la machine ne s’opposent pas, ils se combinent

Traduction humaine spécialisée

Terminologie de pointe maîtrisée et vérifiée
Raisonnement complexe restitué fidèlement
Conformité éditoriale adaptée à la revue cible
Publiable après révision indépendante

Traduction automatique seule

Approximation non signalée sur les termes rares
Sens parfois altéré sur les passages complexes
Conventions de revue non prises en compte
Relecture experte indispensable avant publication
La voie réaliste : la post-édition. Un traducteur spécialisé retravaille une première version produite par la machine. Utilisée à bon escient, elle accélère certains projets sans sacrifier la fiabilité, à condition qu’un expert garde la main sur le résultat final.

La question revient dans presque chaque échange. La traduction automatique neuronale a fait des progrès réels, et il serait malhonnête de le nier. Sur des contenus répétitifs ou à faible enjeu, elle rend service. Mais un texte scientifique destiné à la publication n’entre pas dans cette catégorie. Le raisonnement, l’ambiguïté maîtrisée et la terminologie de pointe restent des terrains où la machine se trompe sans le signaler.

La voie réaliste n’oppose pas l’humain et la machine, elle les combine intelligemment. La post-édition consiste à faire retravailler par un traducteur spécialisé une première version produite par la machine. Utilisée à bon escient, elle accélère certains projets sans sacrifier la fiabilité. Encore faut-il qu’un expert garde la main sur le résultat final.

Un exemple illustre bien la limite de la machine seule. Sur un texte de pharmacologie, un outil automatique a rendu un terme désignant un effet indésirable par un synonyme courant, exact dans la langue de tous les jours, mais faux dans le contexte clinique précis du document. Aucune alerte, aucune mise en garde : la phrase paraissait parfaitement fluide. Seul un relecteur familier de la discipline pouvait détecter l’écart. C’est exactement là que se joue la différence entre un contenu lisible et un contenu fiable.

Pour comprendre les forces et les limites réelles de ces technologies, nous les analysons en détail dans nos ressources sur la traduction automatique neuronale et sur le service de post-édition de traduction automatique. L’important est de choisir l’approche adaptée à l’enjeu du document, jamais l’inverse.

Anglais, mais pas seulement : la question des paires de langues

Le sens de la traduction n’est jamais neutre

Vers l’anglais pour publier, vers le français pour valoriser, chaque axe a ses spécialistes

Vers l’anglaisRendre un travail francophone accessible à la communauté internationale. Le besoin le plus fréquent, porte d’entrée des revues à fort impact.
et retour
Vers le françaisArticle étranger à valoriser pour un rapport institutionnel, un dossier de financement national ou un public non spécialiste.
Règle

Un traducteur travaille vers sa langue maternelle. Une traduction destinée à une revue anglophone gagne à être confiée à un traducteur anglophone spécialisé, non à un francophone même excellent angliciste.

La traduction scientifique se pense presque toujours d’abord vers l’anglais, langue dominante des revues internationales. C’est le besoin le plus fréquent : rendre un travail francophone accessible à la communauté mondiale. Mais réduire la traduction scientifique à ce seul axe serait une erreur, car les flux se sont diversifiés à mesure que la recherche s’est internationalisée.

Un chercheur peut avoir besoin de faire traduire vers le français un article publié en anglais, en allemand ou en espagnol pour un rapport institutionnel, un dossier de financement national ou une valorisation auprès d’un public non spécialiste. Les collaborations transfrontalières multiplient aussi les besoins vers des langues comme l’allemand ou l’italien. Chaque paire a ses spécialistes, et la rareté de certaines combinaisons influe sur le délai comme sur le budget.

Le sens de la traduction n’est jamais neutre. Un traducteur travaille idéalement vers sa langue maternelle, celle dans laquelle il écrit avec le naturel d’un locuteur natif. C’est pourquoi une traduction d’un texte français vers l’anglais destinée à une revue anglophone gagne à être confiée à un traducteur anglophone spécialisé, et non à un francophone même excellent angliciste. Cette règle, simple en apparence, fait une différence considérable sur la fluidité perçue par un comité de lecture. Elle explique aussi pourquoi le prix varie selon le sens du projet, indépendamment du volume.

Délai, prix et cadrage : comment préparer votre projet

Quatre leviers qui pèsent sur le devis

Un tarif fiable se calcule sur des facteurs concrets, anticipables dès la demande

VolumeLe nombre de mots reste le premier levier du délai et du coût.
TechnicitéUne discipline pointue mobilise un traducteur plus rare, donc plus sollicité.
FormatUn fichier propre et éditable accélère le traitement, un PDF complexe le ralentit.
RéférencesFournir vos publications antérieures aide à respecter votre terminologie.

Le calcul. Le tarif se compte le plus souvent au mot de la langue source, ce qui permet de connaître le coût avant même le début du travail.

Deux questions dominent toujours au moment de lancer un projet : combien de temps, et combien ça coûte. Les deux dépendent de facteurs concrets que vous pouvez anticiper. Un devis fiable repose sur le volume de mots, la paire de langues, la technicité de la discipline, le format des fichiers et le niveau de mise en page attendu.

Le tarif d’une traduction professionnelle se calcule le plus souvent au mot de la langue source, ce qui permet de connaître le coût avant même le début du travail. Une discipline très spécialisée ou une paire de langues rare pèse sur le prix, tout comme l’urgence. Nous détaillons cette mécanique dans notre guide sur le prix d’une traduction professionnelle, utile pour cadrer votre budget en amont.

Le délai obéit à une logique différente du prix, et c’est une source fréquente de malentendus. Ajouter des traducteurs à un projet ne le raccourcit pas indéfiniment, car au-delà d’un certain point, la multiplication des intervenants nuit à la cohérence terminologique. Un texte scientifique traduit par cinq personnes en parallèle risque d’employer cinq variantes d’un même terme, ce qu’un réviseur devra ensuite harmoniser, annulant le temps prétendument gagné. La production d’une traduction de qualité suit un rythme, et ce rythme inclut la révision, qui ne se compresse pas.

Le format des fichiers pèse plus qu’on ne l’imagine sur le calendrier. Un document Word propre, structuré et éditable se traite directement. Un PDF scanné, un tableau complexe reconstitué à la main ou un fichier verrouillé imposent au contraire un travail préparatoire qui allonge le délai sans rien apporter à la traduction elle-même. Fournir des sources dans un format ouvert est le geste le plus simple, et le plus efficace, pour accélérer un projet.

Une erreur d’achat classique consiste à sous-estimer le délai sur un gros volume. Le cas se présente régulièrement : une thèse de trois cents pages à traduire en dix jours, dans l’idée qu’un simple renfort d’effectifs suffirait. Or une traduction de qualité contrôlée impose un rythme incompressible, révision comprise. Mieux vaut anticiper la soumission que comprimer la production au risque de la fragiliser. Trois réflexes évitent la plupart des déconvenues : préparer des fichiers sources propres et éditables, fournir un glossaire ou des articles de référence, et annoncer le délai réel dès la demande de devis.

Obtenez une estimation claire, adaptée à votre document scientifique.

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Comment reconnaître un prestataire de traduction scientifique fiable

Trois critères qui séparent l’expert du sous-traitant

1
Spécialisation réelleLe traducteur connaît-il vraiment votre discipline, ou traduit-il tout indifféremment ? Une expertise générique n’est pas une expertise scientifique.
2
Contrôle qualité tracéY a-t-il une révision par un second expert, comme l’exige la norme ISO 17100 ? Un process vérifiable, pas une promesse.
3
Confidentialité garantieVos travaux non publiés et vos données sensibles sont-ils protégés par un engagement clair et opposable ?

Signal d’alerte : un devis instantané et anonyme, produit sans avoir regardé le document, révèle rarement une expertise scientifique réelle.

Choisir sur le seul critère du prix est le piège le plus fréquent, et souvent le plus coûteux. Une entreprise avait retenu l’offre la moins chère pour un rapport d’étude destiné à un partenaire international. Le document, truffé d’imprécisions terminologiques, a dû être entièrement repris par une autre agence. Le coût final a doublé. La leçon tient en une phrase : en traduction scientifique, le prix bas cache parfois une facture différée.

Trois critères permettent d’évaluer sérieusement un prestataire. Le premier est la spécialisation vérifiable : le traducteur connaît-il réellement votre discipline, ou traduit-il tout indifféremment ? Le deuxième est le process de contrôle : y a-t-il une révision par un second expert, comme l’exige la norme ISO 17100 ? Le troisième est la confidentialité, essentielle pour des travaux non encore publiés ou des données sensibles.

Un signal souvent négligé mérite attention : la façon dont un prestataire pose ses questions avant de chiffrer. Une agence sérieuse ne se contente pas d’annoncer un prix au mot. Elle s’enquiert de la discipline, du public visé, de la revue ciblée, du format des fichiers et du délai souhaité. Ce dialogue de cadrage est en soi un indicateur de professionnalisme. À l’inverse, un devis instantané et anonyme, produit sans avoir regardé le document, révèle rarement une expertise scientifique réelle.

La confidentialité mérite une attention particulière dans la recherche. Un manuscrit non encore soumis, des résultats sous embargo ou des données industrielles ont une valeur stratégique. Chez Traducteo, la protection de vos documents fait partie intégrante de notre engagement, au même titre que la qualité linguistique. Pour mesurer la façon dont nos clients perçoivent cet engagement, vous pouvez consulter leurs témoignages.

Notre certification ISO 17100 n’est pas un simple logo. Elle atteste que chaque projet passe par des intervenants qualifiés et par une étape de révision distincte de la traduction. Pour un acheteur qui engage la crédibilité de ses travaux, cette garantie de process fait la différence entre un pari et une décision maîtrisée.

Trois erreurs qui coûtent cher, et comment les éviter

L’erreur fréquente, et le réflexe qui l’évite

Trois déconvenues qui pèsent sur un projet, désamorcées à l’avance

Erreur 1

Traiter la traduction comme la toute dernière étape, décidée dans l’urgence à quelques jours de la soumission.

Le réflexe

Intégrer la traduction au plan de publication dès que le manuscrit se stabilise, pour laisser respirer la révision.

Erreur 2

Fournir un texte source encore instable, qui sera remanié ensuite et devra être répercuté à chaque version.

Le réflexe

Attendre une version réellement finalisée, quitte à la geler explicitement, plutôt que de traduire une cible mouvante.

Erreur 3

Ne fournir aucun contexte : un manuscrit livré seul, sans revue visée, sans glossaire ni publications antérieures.

Le réflexe

Transmettre ces éléments dès le départ, pour que le traducteur respecte votre terminologie et votre cible éditoriale.

Certaines déconvenues reviennent si souvent qu’elles méritent d’être nommées. Les connaître à l’avance permet de les désamorcer avant qu’elles ne pèsent sur un projet.

La première erreur consiste à traiter la traduction comme la toute dernière étape, décidée dans l’urgence à quelques jours de la soumission. Le calendrier de la recherche est souvent tendu, mais reléguer la traduction en fin de course, c’est se priver du temps de révision qui fait la qualité. Le bon réflexe est d’intégrer la traduction au plan de publication dès que le manuscrit se stabilise, afin de laisser respirer la production.

La deuxième erreur est de fournir un texte source encore instable. Faire traduire une version qui sera ensuite remaniée oblige à répercuter chaque modification dans la langue cible, avec un risque d’incohérence à chaque passage. Mieux vaut attendre une version réellement finalisée, quitte à la geler explicitement, plutôt que de traduire une cible mouvante. Ce simple principe évite une grande part des allers-retours coûteux.

La troisième erreur, plus subtile, consiste à ne fournir aucun contexte au traducteur. Un manuscrit livré seul, sans indication sur la revue visée, sans glossaire maison ni publications antérieures de l’équipe, prive l’expert d’informations précieuses. Transmettre ces éléments dès le départ n’est pas une contrainte administrative, c’est ce qui permet au traducteur de respecter votre terminologie et le style attendu par votre cible éditoriale. Un projet bien documenté en amont se traduit toujours plus juste.

Vos questions fréquentes sur la traduction scientifique

Quelle différence entre traduction scientifique et technique ?

La traduction scientifique porte sur des travaux de recherche destinés à un public expert : articles, thèses, protocoles, publications. La traduction technique concerne plutôt la documentation d’usage, comme les notices ou les manuels. La frontière est parfois poreuse, un brevet relève des deux, mais l’exigence scientifique se concentre sur la fidélité au raisonnement et la terminologie normée d’une discipline précise, là où le technique privilégie la clarté opérationnelle.

Faut-il un traducteur diplômé dans la discipline ?

Idéalement, oui. Un traducteur qui connaît la discipline de l’intérieur repère les pièges qu’un généraliste ne voit pas : un faux ami terminologique, une convention de notation, une nuance méthodologique. Chez nous, l’appariement entre le document et le traducteur repose sur sa spécialité réelle. Cela ne remplace pas la maîtrise linguistique, mais l’exigence scientifique impose de cumuler les deux compétences, pas de choisir entre elles.

La traduction automatique suffit-elle pour publier ?

Non, pas seule. La traduction automatique neuronale a progressé, mais elle se trompe sans le signaler sur les raisonnements complexes et la terminologie de pointe. Pour un texte destiné à une revue à comité de lecture, une relecture par un expert reste indispensable. La post-édition, qui combine une première passe machine et une révision humaine spécialisée, peut accélérer certains projets, à condition qu’un traducteur qualifié garde la main sur le résultat final.

Comment le prix d’une traduction scientifique se calcule-t-il ?

Le plus souvent au mot de la langue source, ce qui permet de connaître le coût avant le début du travail. Plusieurs facteurs pèsent sur le tarif : la technicité de la discipline, la rareté de la paire de langues, le format des fichiers et l’urgence. Une discipline très pointue mobilise un traducteur plus rare, donc plus sollicité. Le mieux reste de demander un devis avec vos fichiers réels, seule façon d’obtenir une estimation fiable plutôt qu’une fourchette théorique.

Mes documents de recherche restent-ils confidentiels ?

Oui, la confidentialité fait partie intégrante de notre engagement. Un manuscrit non encore soumis, des résultats sous embargo ou des données industrielles ont une valeur stratégique qui exige une protection réelle. Nos intervenants sont tenus à la discrétion, et vos fichiers ne circulent qu’entre les personnes qui travaillent sur votre projet. Pour des travaux particulièrement sensibles, nous pouvons formaliser cet engagement par un accord de confidentialité dédié.

Combien de temps prévoir pour une traduction de thèse ?

Cela dépend surtout du volume et de la discipline, mais une thèse représente toujours un projet conséquent qui inclut la traduction et une étape de révision indépendante. Comprimer ce délai fragilise la qualité, car la révision croisée ne se bâcle pas. Le meilleur réflexe consiste à anticiper la soumission et à nous contacter tôt, avec vos fichiers sources propres. Nous établissons alors un planning réaliste, révision comprise, plutôt qu’une promesse intenable de rapidité.

Vos travaux méritent une traduction à la hauteur de votre recherche

Ce que garantit une traduction scientifique maîtrisée

ExactitudeRaisonnement et terminologie restitués sans perte de sens.
Double regardTraduction et révision par deux experts distincts, selon l’ISO 17100.
SpécialisationUn traducteur qui connaît réellement votre discipline.
ConfidentialitéVos travaux non publiés protégés à chaque étape.

Un article, une thèse ou un rapport à faire traduire pour publication ? Parlons de votre projet.

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Traducteo, agence de traduction certifiée ISO 17100. Basée à Pantin, Traducteo accompagne chercheurs, laboratoires et entreprises dans la traduction de leurs travaux scientifiques. Nos projets reposent sur des traducteurs natifs spécialisés par discipline et sur une révision indépendante conforme à la norme ISO 17100, gage d’exactitude terminologique et de confidentialité.